Comment influencer le sexe de son futur bébé ?

Comment influencer le sexe de son futur bébé ?

Avez-vous déjà entendu parler de l’influence de l’alimentation sur le sexe de votre futur bébé ? Est-ce une légende, un fantasme impossible, ou bien une vérité prouvée scientifiquement ? Quel est le principe, et quelles autres méthodes existent ? Nous nous efforcerons de répondre à toutes vos questions sur le sujet dans cet article.

1. Des méthodes de grand-mères 

Ayant toujours préféré avoir une petite fille, je me suis toujours posé cette question : y a t-il un moyen d’influencer le sexe de son enfant ? Et bien, je suis désolée de vous décevoir, mais je n’ai malheureusement toujours pas la réponse à cette question, même après avoir lu de multiples articles et études à ce sujet. Nous sommes tous libres de croire en ce que l’on veut, et moi, j’ai décidé d’y croire. Voici tous les éléments dont je dispose afin que vous puissiez vous faire votre propre avis. ;) 

Qui n’a pas déjà eu envie de décider à l’avance le sexe de son future enfant ? 

Depuis des siècles, nombreux sont ceux qui ont tenté de trouver une méthode infaillible pour y parvenir. L’influence du sexe du bébé pouvait, selon ces méthodes, se jouer sur l’alimentation, sur le moment de la conception, et même selon la position durant les relations sexuelles. Aujourd’hui, différentes méthodes peuvent permettre de sélectionner le sexe des futurs bébés, dont celle du tri des spermatozoïdes sous forme de régime alimentaire. C’est la méthode dont nous allons principalement parler dans cet article.

La première question qui me vient, c’est que j’ai toujours entendu dire que le sexe d’un enfant est déterminé par le père. Alors pourquoi un régime alimentaire suivi par la mère influencerait tout cela ? Retour en cour d’SVT (sciences de la vie et de la terre)! ;)

En effet, d’après Paul Bischof, Professeur en laboratoire d'Hormonologie, “le sexe d’un enfant est déterminé au niveau chromosomique, et ce, à la fécondation. Autrement dit, à la rencontre d’un spermatozoïde venant du père et d’un ovule venant de la mère. Chacune de ces cellules reproductrices contiennent 23 chromosomes, portant respectivement le patrimoine génétique du père et celui de la mère. Sur ces 23 chromosomes, l’un d’entre eux détermine le sexe. Chez les spermatozoïdes, ce chromosome sexuel peut être soit X (féminin), soit Y (masculin). L’ovule, lui, n’abrite que des chromosomes X. C’est donc le spermatozoïde qui décide du sexe du futur enfant. Si l’appariement de chromosomes donne XX, on aura une fille. Si on obtient un XY, c’est un garçon qui naîtra.”

Mais ces régimes alimentaires interfèrent au niveau des voies génitales de la maman : l’alimentation spécifique de la maman au préalable influe sur le tri des spermatozoïdes, porteur soit du chromosome X soit du chromosome Y. C’est en fait une technique qui repose sur l’acidité vaginale et le cycle d’ovulation. D’après les études, les spermatozoïdes mâles seraient plus rapides, et les spermatozoïdes femelles plus résistants. Si l’on souhaite avoir une fille, la méthode préconise de suivre un régime favorisant l’acidité du vagin, car les spermatozoïdes femelle le supporteront mieux. Il est aussi recommandé de concevoir son bébé deux à trois jours avant l’ovulation, et pour un garçon, de s’y mettre précisément le jour de l’ovulation.

La méthode Stolkowsky, mise au point par le médecin du même nom, s'applique à modifier le pH des sécrétions vaginales. En France, un régime, élaboré par le docteur François Papa, gynécologue à la maternité de Port-Royal annonce des résultats d'environ 80 % de succès, et comme indiqué plus tôt, l'acidité du milieu vaginal semble jouer un rôle dans la sélection des spermatozoïdes, qui parviennent jusqu'à l'ovocyte. 

Globalement, on recommandera de saler "au maximum" les plats pour obtenir un garçon et de tout cuire sans sel, pour engendrer une fille. Des compléments minéraux sont également prescrits afin de combler les carences (calcium, potassium ou magnésium) qui pourraient découler du suivi de cette méthode. Ce régime strict doit être suivi pendant au moins quatre mois avant la fécondation. Et comme on ne sait pas toujours à quel moment celle-ci se produira, ce régime peut parfois durer une année !

  • Le régime alimentaire pour avoir un garçon 

    Avant toute chose : il est important et nécessaire de consulter un médecin avant d’entamer un tel régime. En effet, celui-ci est très complexe à suivre, mais peut aussi être dangereux pour la santé et entraîner des carences. Dans la nouvelle version de sa méthode "Choisissez le sexe de votre enfant" (éditions JC Lattès, février 2011), le Dr Papa met en garde les futures mamans : "Le régime doit être strictement suivi, sans écart et sous surveillance médicale. Cela implique bien des contraintes : il faut commencer le régime au moins deux mois et demi avant la conception – avec un moyen contraceptif hors pilule". Et il faut suivre ce régime pendant toute la durée des essais bébé, soit plusieurs mois, voire une année... Autant de temps à décortiquer le contenu de vos assiettes !

    Voici, à titre indicatif, la liste des aliments recommandés par le Dr Papa pendant les essais bébé pour augmenter ses chances d'avoir un garçon :

    Sans modération : le thé, tous les jus de fruits, les eaux minérales gazeuses riches en sodium (comme la Vichy), toutes les viandes et les poissons, la charcuterie, tous les fruits (mais en particulier la banane, les dattes, les abricots, les oranges, les pêches, les cerises, les châtaignes, les pruneaux, les abricots secs et les figues sèches), certains légumes (les pommes de terre, les champignons, l'artichaut, les haricots blancs secs, les lentilles, les poireaux, les carottes, les oignons), et pour ravir les gourmandes, le chocolat noir, les sucreries, les desserts et les gâteaux sans lait.

    Avec modération : le café, les sodas, l'alcool, le riz blanc et les pâtes, le fromage de chèvre. 

    Voici, à titre indicatif, les aliments à éviter (voire à bannir) pendant les essais bébé pour avoir plus de chances d'avoir un garçon : 

    Le lait (sous toutes ses formes), les eaux minérales sauf l'eau de Vichy, les coquillages et crustacés, les œufs en plat principal, le pain complet ou sans sel, le riz complet, les pâtisseries au lait ou à la crème, les crêpes, les fruits secs (noix, noisettes, cacahuètes, amandes), toutes les salades vertes (sauf la mâche), les choux crus, les épinards, la moutarde, les noix…

    • Le régime alimentaire pour avoir une fille

      Ces changements doivent se faire bien avant la fécondation de l’ovule, afin que le métabolisme de la future maman les assimile et subisse des modifications qui le rendront plus sensible aux spermatozoïdes X, porteur du gène féminin. 

      Voici, à titre indicatif, la liste des aliments recommandés par le Dr Papa pendant les essais bébé pour augmenter ses chances d'avoir une fille :

      Sans modération : les produits laitiers (fromage blanc, petits-suisses), les eaux minérales calciques, le chou, des boissons à base de pomme et de raisin, des mollusques, du riz, des pâtes, oeuf, légumes verts, des huiles végétales, du pain sans sel et des pâtisseries sans sel ni levure, du sucre, du miel, de la confiture, des fruits rouges frais, surgelés, ou en sirop. Du beurre, toujours sans sel, et de la crème fraîche.

      Avec modération : 130g de viande ou de poisson non salés maximum par jour, bananes, jus de fruit, alcool, fromage, sodas.

      Voici, à titre indicatif, les aliments à éviter (voire à bannir) pendant les essais bébé pour avoir plus de chances d'avoir une fille : 

      Automatiquement, les aliments à éviter sont le pain (salé), le maïs, la charcuterie, les courgettes et endives, le fromage de chèvre, le sel sous toutes ses formes, les fruits séchés, les bonbons, et tous les aliments qui sont conseillés pour optimiser ses chances d’avoir un garçon. 

      Pour le Dr Chadi Yazbeck, gynécologue obstétricien et spécialiste de l’assistance médicale à la procréation (PMA) à l’hôpital Foch, « tant que cela ne relève principalement que d’un rééquilibrage alimentaire – sans carences —, cela n’a pas d’implication médicale négative, donc je n’y vois pas de contre-indication. En revanche, à celles qui seraient tentées d’aller modifier le pH à la source, par exemple en mettant du citron dans leur vagin, c’est à ne surtout pas faire, au risque de perturber l’équilibre du microbiote vaginal, de contracter une infection ou une mycose ».

      2. Les débuts d’hypothèses, d’où cela vient ? 

      En effet, cette méthode n’est pas révolutionnaire. Elle a vu le jour dans les années 1970, bien qu’aucun scientifique ne l’ai jamais validée. C’est le biologiste américain Landrum Shettles, auteur de How to choose the sexe of your baby, qui revendique dans les années 60 que les spermatozoïdes mâles sont plus rapides, et les spermatozoïdes féminins plus résistants. Mais en 1995, une étude parue dans le New England Journal of Medicine indique que le moment de la conception n’a pas d’influence sur le sexe de l’embryon. Suivre le cycle d’ovulation pour déterminer le sexe ne serait donc pas une méthode fiable. En 2001, l'American Society of Andrology s’intéresse elle aussi aux différences entre les spermatozoïdes. Elle met en évidence qu’il n’existe pas de différences morphologiques entre les chromosomes mâles et femelles. ”Les spermatozoïdes mâles et femelles ne sont pas exactement similaires, mais on ne sait pas les identifier à l’œil nu aujourd’hui, il faut une analyse génétique”, explique Michaël Grynberg, chef du service de médecine de la reproduction à l'Hôpital Antoine Béclère de Clamart.

      Ensuite, des études rétrospectives sur des femmes qui avaient plusieurs enfants du même sexe ont été menées. Toutes ces femmes ont été interrogées et ainsi classées en fonction de leur rapport sodium/potassium sur calcium/magnésium. Les femmes se trouvant dans la catégorie 1 ont un rapport supérieur à 5. Celles se trouvant dans la catégorie 2 ont un rapport inférieur à 2,8. Dans la catégorie 3 se trouvent toutes les femmes ayant un rapport entre ces deux paramètres.

      L’anonymat de l'étude est ensuite retiré pour constater que parmi les femmes qui avaient un régime plutôt garçon (rapport supérieur à 5), 90 % étaient mamans de garçons. Les mêmes résultats ont été obtenus avec le régime fille. Ces femmes avaient des habitudes alimentaires qui ont, sans qu'elles le sachent, influencées le sexe de leurs enfants. 

      A l’hôpital parisien Cochin, à la fin des années 1970, le Docteur Papa teste sur 300 femmes volontaires un régime censé déterminer le sexe de leur enfant. Résultat : plus de 80% des femmes qui vont au bout du test obtiennent un enfant du sexe désiré. Mais aucune preuve ne montre que ce pourcentage est forcément lié au régime, ni que l’acidité vaginale a un réel effet sur la sélection des spermatozoïdes. ”Les conditions du vagin sont liées à l’alimentation. Mais c’est un raccourci d’aller de l’acidité à la sélection du spermatozoïde”, ajoute le gynécologue qui considère la méthode comme ”du pipeau. […] Je ne peux pas croire que l’on garantisse cela à 90%. sur la base d'une telle faiblesse scientifique.” 

      Beaucoup de méthodes ont déjà été popularisées pour orienter le sexe de l’enfant. Bien avant le régime du Docteur Papa, certains assurent que pincer tel ou tel testicule avait une influence, alors que d’autres affirmaient que la position sexuelle était déterminante. Mais comme le rappelle le professeur Grynberg, ”Il n’y a pas de méthodes naturelles fiables aujourd’hui pour prévoir le sexe d’un enfant.” 

      Des applications ont vu le jour

      Certaines applications ont fait de cette technique leur business. My Blubelly par exemple, est un coaching personnalisé pour suivre ce régime et ainsi, concevoir un bébé du sexe de votre choix. Ils fournissent des indications de régime alimentaire et un coaching personnalisé pour 149€ par mois. Grâce à une application, vous avez accès à des conseils, des articles, des suivis nutritionnels, et vous recevez en parallèle une box contenant des compléments alimentaires, des tests d’ovulation et de pH. Ensuite, le procédé pour ”ne plus laisser faire le hasard”, se déroule en deux temps : d’abord, un régime nutritionnel d’environ trois mois, puis une surveillance du cycle ovarien. Des professionnels de santé (gynécologues, sexologue, endocrinologue, nutritionnistes, psychologues, et naturopathe) constituent l’équipe de l’application. Si aucun résultat n’a été démontré, la méthode se base donc sur ses propres résultats, et justifie ses 90% de réussite par le croisement des deux techniques, mais surtout par le coaching. « Il faut garder à l’esprit que l’on parle ici d’une méthode naturelle, on ne peut en attendre une fiabilité à 100 %, rappelle le Dr Bied-Damon. 

      3. Les méthodes fiables à presque 100%

      Le diagnostic préimplantatoire (DPI)

      Le diagnostic préimplantatoire permet de détecter la présence d'éventuelles anomalies génétiques ou chromosomiques dans les embryons conçus après fécondation in vitro. Le but étant de différencier les embryons atteints d'une maladie génétique de ceux porteurs sains ou indemnes. Dans le cadre d’une fécondation in vitro, on peut prélever des cellules sur les embryons et les analyser, afin d’obtenir différentes données génétiques, dont le sexe des embryons. Par la suite, seuls les embryons correspondant au sexe désiré seront implantés dans l’utérus de la mère. Les embryons non désirés seront détruits.

      L’intervention est pré-conceptionnelle : il suffit d’utiliser une machine qui va trier les spermatozoïdes de monsieur en séparant les Y masculins et les X féminins. Ensuite, les élus des parents iront voguer gaiement dans l’utérus de la maman jusqu’à son ovule. En France, actuellement et seulement dans ce cas, les parents qui risquent de transmettre une maladie héréditaire grave liée précisément au sexe de l’enfant, comme par exemple la myopathie de Duchenne ou l’hémophilie, ont aussi la possibilité de choisir le sexe de l’enfant. Il sera alors possible de ne sélectionner que les embryons sains. Un pré-diagnostic doit être réalisé avant implantation de l’embryon dans l’utérus. Les médecins ne choisissent alors que les chromosomes d’un embryon non-porteur du gène. De ce fait, ils choisissent aussi le sexe de l’enfant pour éviter la transmission.

      Mais choisir le sexe du bébé par pure convenance est interdit en France et plus largement dans tous les pays de l'Union européenne. En revanche, le "sexing" est autorisé aux Etats-Unis. Cette pratique est également courante en Asie, en particulier en Chine, en Inde, au Pakistan ou même en Afghanistan, bien qu’elle soit illégale. En effet, ces méthodes peuvent provoquer à outrance un déficit de femmes (déséquilibre du sex-ratio en faveur des hommes dans certains pays.) Dans ces pays, la naissance d'une fille est souvent considérée comme un poids car elle quitte sa famille à son mariage pour enrichir un autre foyer. Ce coût est parfois aggravé par le paiement d'une dot au moment du mariage par la famille de la femme. À l'inverse, un garçon assure la continuité du foyer et des revenus. Pour s'épargner ces inconvénients, des couples choisissent alors d'avoir des garçons plutôt que des filles. Ce choix peut prendre la forme d'un avortement si l'on peut déterminer le sexe du fœtus, d'infanticides à la naissance, ou de négligence des filles au profit des garçons.

      L'avortement sélectif, c'est quoi ?

      C'est un avortement volontaire et motivé par une ou plusieurs caractéristiques de l'enfant à naître, considérées comme indésirables, tel que son sexe. Pour diagnostiquer le sexe d’un embryon ou d’un fœtus, il existe l’échographie classique, la prise de sang, l'amniocentèse, et la biopsie du placenta. 

      Ces trois dernières méthodes, si elles peuvent être appliquées en début de grossesse, sont coûteuses et complexes, ce qui limite leur utilisation dans ce contexte. L’échographie, qui a lieu vers le quatrième mois de la grossesse, est la technique la plus répandue pour détecter le sexe d’un fœtus. Lorsque celui-ci est révélé, on peut choisir de recourir à un avortement tardif. L’avortement sélectif est une pratique controversée, qu’on tente de limiter dans plusieurs pays.

      En Asie, la proportion de garçons a commencé à augmenter au début des années 1980. On a ensuite constaté un retour à la normale, sauf en Chine, où le sex ratio aurait continué d'augmenter jusqu'à 120 garçons pour 100 filles. Dans ce pays, le rythme d'avortements sélectifs a considérablement accéléré à cause de la mise en place de la politique de l'enfant unique. En 40 ans, entre 1971 et 2010, 330 millions d'avortements auraient été pratiqués. 

      On avait déjà connaissance de cette tendance dans ces pays asiatiques, mais bien moins en Europe, même si le phénomène aurait déjà été décrié dix ans auparavant.

      Quels sont ces pays concernés par l'avortement sélectif en Europe ?

      Il s'agit, notamment, de l'Albanie, le Kosovo, l'Arménie et l'Azerbaïdjan, mais aussi, même si c'est moins flagrant, le Monténégro et la Macédoine occidentale. Leur sex ratio est compris entre 110 et 117. Ce sont des pays faiblement peuplés. En tout, leur population atteint 23 millions d'habitants. Sont également touchées les diasporas d'origine asiatique, en Angleterre par exemple, où le sex ratio chez les populations d'origine indienne est de 113 garçons pour 100 filles.

      Quant à la sélection du sexe du futur bébé par la fécondation in vitro avec diagnostic génétique préimplantatoire, des groupes comme les Nations Unies, l’Organisation mondiale de la Santé, le secteur religieux, les bioéthiciens et de nombreux médecins (qui contestent le concept de « jouer à Dieu ») s’y opposent. La procédure est même interdite dans des pays comme le Canada, la Chine, l’Inde, l’Australie et le Royaume-Uni pour des raisons éthiques. En fait, les États-Unis sont l’un des rares pays où la sélection des sexes à des fins non-médicales est légale — et il y a même une nouvelle industrie appelée « tourisme reproductif », dans laquelle des couples ou des personnes de partout dans le monde (Italie, Thaïlande, Mexique, etc) se rendent aux États-Unis afin de choisir le sexe de leur enfant.

      Est-ce éthique ? 

      A ceux qui pointent le risque de dérive éthique, Sandra Ifrah répond que la méthode n’utilise que des outils naturels, qu’il s’agit simplement d’optimiser ses chances de réaliser ses souhaits. “Nous ne sommes pas dans la manipulation génétique, ni dans le domaine du "sexage" de l’embryon, qui relève d’une dérive contraire à l’éthique et qui n'est pas autorisée en France, rappelle le Dr Bied-Damon.

      Si l'utilisation des techniques de sélection du sexe pour raisons médicales est compréhensible, voire louable, il demeure que la généralisation de ces procédés pourrait avoir des conséquences potentiellement graves sur les sociétés. Comme expliqué plus tôt, la naissance d'un garçon est beaucoup plus valorisée que celle d'une fille dans plusieurs pays du monde, que ce soit pour des raisons financières ou religieuses. Dans l'éventualité où la sélection du sexe se généraliserait, on pourrait assister à une chute dramatique du nombre de bébés de sexe féminin dans ces pays, ce qui affecterait douloureusement l'équilibre de la société. 

      De plus, la sélection du sexe à des fins non-médicales risquerait d'ouvrir la porte à d'autres dérives. Éventuellement, peut-être deviendrait-il possible de choisir un nombre important de caractéristiques génétiques et ainsi de créer des enfants sur-mesure, améliorés.

      La science pourrait donc nous permettre de créer des générations de surhommes. Or, si cette idée peut paraître séduisante sous certains aspects, elle demeure très dangereuse et contre nature. C'est pourquoi plusieurs chercheurs oeuvrant dans le domaine médical choisissent de rester prudents sur cette question et militent en faveur d'un encadrement des pratiques de procréation assistée plutôt que de leur libéralisation.

      De toute évidence, je pense que nous sommes tous d’accord sur le fait que la bonne santé du bébé est primordiale, peut importe son sexe. N’hésitez pas à consulter notre article sur la bonne alimentation à adopter pour celui-ci. ❤️

      Sources : 
      https://www.rts.ch/decouverte/sciences-et-environnement/technologies/4643557-pourquoi-le-sexe-de-l-enfant-est-il-determine-a-la-fecondation-.html 
      https://www.doctissimo.fr/html/grossesse/mag_2001/mag1116/gr_4811_choix_sexe_enfant.htm#:~:text=Le%20r%C3%A9gime%20gar%C3%A7on%2C%20doit%20privil%C3%A9gier,explique%20le%20Docteur%20Fran%C3%A7ois%20Papa. 
      https://www.francetvinfo.fr/sante/grossesse/choisir-le-sexe-de-son-enfant-impossible-on-vous-explique-pourquoi_3133445.html 
      https://www.europe1.fr/societe/pourra-t-on-un-jour-choisir-le-sexe-de-son-enfant-3945429 
      https://www.20minutes.fr/france/357855-20091023-choisir-sexe-enfant-possible-illegal#:~:text=Le%20meilleur%20moyen%20de%20d%C3%A9terminer,sur%20les%20spermatozo%C3%AFdes%20du%20papa. 
      https://www.babyfrance.com/fr/guide-bebe/bebe-en-essai/deviner-le-sexe-de-bebe/choisir-le-sexe-de-bebe-ce-que-dit-la-loi/1533-choisir-le-sexe-de-bebe-les-limites-de-la-loi 
      https://www.magicmaman.com/,le-regime-a-suivre-pour-avoir-un-garcon,2701191,3354997.asp 
      https://fr.wikipedia.org/wiki/D%C3%A9ficit_de_femmes 
      https://www.canalvie.com/famille/grossesse/articles-grossesse/choisir-sexe-enfant-1.974226https://www.livinghealthy.com/articles/more-people-are-choosing-the-sex-of-their-babies-but-is-it-ethical

      https://www.huffingtonpost.fr/2013/12/09/avortement-selectif-masculinisation-europe-orientale_n_4412556.html


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