Le post-partum

Le post-partum

Après 40 semaines de grossesse et de longues heures d’accouchement, vous êtes officiellement une maman. Félicitations ! Vient maintenant la transition de la grossesse à l’accouchement, qui apporte avec elle une variété de nouveaux symptômes et de questions. Nous avons demandé à @Capucine_cine d’illustrer notre article en répondant à plusieurs petites questions. Elle nous parle de sa période post-partum à travers un témoignage très intéressant et enrichissant.

Voici ce que vous devez savoir au sujet du rétablissement d’après-accouchement.

Combien de temps faut-il pour récupérer après l’accouchement ?

Peu importe la façon dont vous avez accouché, les six premières semaines après l’accouchement sont considérées comme une période de « rétablissement ». Même si votre grossesse n’a pas été contraignante ou que vous avez eu l’accouchement le plus facile au monde, votre corps a beaucoup subi, et le stress n’a pas aidé. Vous avez besoin d’une pause, de souffler un bon coup.

Gardez à l’esprit que chaque nouvelle maman est différente. Elles ne récupèrent pas toutes au même rythme, et elles auront des symptômes post-partum différents. La majorité d’entre eux se calment en une semaine, tandis que d’autres (douleurs à la poitrine, au dos et parfois au périnée) peuvent persister pendant des semaines, voire des mois.

Si vous avez eu une naissance par voie basse, vous vous demandez probablement aussi combien de temps il faudra pour que la douleur disparaisse. Le rétablissement peut prendre de trois semaines à six semaines ou plus si vous avez eu une déchirure périnéale ou une épisiotomie.

1. Les problèmes techniques...

Saignements vaginaux après la naissance

Après un accouchement, il est normal de perdre du sang durant quelques semaines. Ces saignements sont appelés lochies ou hémorragies postnatales. Ils peuvent durer 4 à 8 semaines, selon que la maman allaite au sein ou pas. Les saignements peuvent s’accompagner de caillots de sang. Les protège-slips ne sont pas adaptés pour recueillir ces premières lochies. Utilisez plutôt des serviettes hygiéniques spéciales post-accouchement ou des langes pour bébé. Les tampons ne sont pas adaptés non plus, et ils peuvent provoquer des infections.

• Après quelques jours, la quantité des lochies diminue progressivement et ces pertes se transforment en un liquide brunâtre, qui devient ensuite jaune ou blanc. Entre-temps, des pertes de sang rouge peuvent toujours survenir, notamment après avoir donné le sein ou avoir monté des escaliers. Elles peuvent aussi s’accompagner de quelques petits caillots.

Nos petits tips pour vous sentir mieux

Les conseils suivants peuvent vous aider à accélérer votre rétablissement post-partum.

- Le périnée.
Les premiers jours après l’accouchement, votre périnée peut être endolori et vous pouvez avoir des difficultés à le contracter. Il arrive de ne pas pouvoir contrôler les urines, les selles ou les gaz. Dans la plupart des cas, cet état est transitoire. Pensez à toujours garder votre périnée propre. Ainsi, changez régulièrement de serviette hygiénique. Privilégiez une solution à base de camomille à la place du savon pour la vulve. Elle calme les douleurs, désinfecte, mais permet aussi de favoriser la cicatrisation. Après les déchirures périnéales/épisiotomies, vous ressentirez normalement des douleurs les trois premiers jours, qui s'atténuent ensuite. Vous pouvez prendre des antalgiques sur les conseils de votre médecin, mais aussi utiliser une poche à glace. La peau du périnée cicatrise en six à dix jours. Privilégiez également les positions allongées sur le côté ou sur le dos avec les jambes légèrement surélevées.

- Soignez votre cicatrice de césarienne
Même si votre cicatrice est bien visible au départ : ne vous inquiétez pas. Elle s’estompera avec le temps. Pendant votre séjour à la maternité, les équipes hospitalières s’occuperont de tout : soins de cicatrice, pansements propres… C’est en rentrant chez vous que vous devrez prendre soin de la cicatrice. Les bons réflexes à adopter sont simples. Nettoyez-la à l'eau et au savon lors de votre toilette au moins une fois par jour, et évitez les bains avant la fin du premier mois. N’hésitez pas à prendre de l’Arnica, des antalgiques, et des traitements homéopathiques. Pour favoriser la cicatrisation, évitez de vous exposer au soleil au moins la première année.

- Faites les exercices de Kegel.
Il n’y a pas de meilleure façon de renforcer le périnée qui soutient la vessie, l'utérus, l'intestin grêle et le rectum. Ils augmentent aussi la circulation sanguine dans le vagin et le rectum. Le fondateur de Mamifitness, René Rodig, recommande de faire des exercices de Kegel et d'autres exercices de faible intensité pendant les 6 premières semaines qui suivent l'accouchement.
Pour les efforts physiques un peu plus intenses : si vous avez accouché par césarienne, faire de l’exercice ne sera peut-être pas possible pendant les premières semaines. Si vous avez accouché par voie basse, vous ne pourrez pas directement retrouver votre routine sportive d’avant-grossesse . Il vous faudra consulter pour savoir quand et comment vous pouvez exercer ; vous pouvez alors peut-être faire plus que ce que vous pensiez. Quelle que soit la manière dont vous avez accouché, commencez par faire des promenades autour de votre maison et, éventuellement, autour du quartier (poussette en remorque) !

- Prenez soin de votre poitrine.
L’allaitement maternel s’apprend au fil du temps. Vous pourriez faire face à quelques désagréments, et nous voulons vous donner toutes les clefs pour y remédier rapidement et ainsi mener à bien votre allaitement. Pour les seins douloureux, essayez d’utiliser une compresse chaude ou des packs de glace. Prendre un bain ou une douche chaude avant l’allaitement peut aider à soulager la gêne. Massez-vous si besoin. Continuez d'allaiter normalement pour éviter de former une accumulation de lait qui pourrait entraîner une mastite (inflammation du tissu mammaire). Assurez-vous également de porter un soutien-gorge d’allaitement confortable. Si vous allaitez, laissez vos seins s’aérer après chaque séance d’allaitement et appliquez une crème à la lanoline pour prévenir ou traiter les mamelons douloureux.

Pendant l’allaitement, vous pouvez aussi ressentir une profonde fatigue (surtout durant les premières semaines). En effet, les besoins de votre bébé sont fréquents, alors que vous vous remettez à peine de votre accouchement. Alors prenez du temps pour vous. Reposez vous. Mangez sainement, buvez beaucoup, demandez de l’aide autant que vous le pouvez. De plus, allaiter en position allongée vous permettra de vous détendre beaucoup plus facilement.

- Une vésicule est apparue sur votre mamelon ?
Dans le cas où les demandes d’allaitement sont fréquentes, cela peut entraîner un frottement ou une vésicule sur votre sein, votre mamelon ou l’aréole. C’ est peut être dû à une mise au sein superficielle. Dans ce cas-là, demandez une vérification de votre mise au sein par un professionnel (spécialiste en allaitement ou consultante en lactation). Vous pouvez aussi prendre du paracétamol et de l’ibuprofène une heure avant d’allaiter. Cela soulagera la douleur. Ne prenez pas d’aspirine.

- Maintenez vos rendez-vous chez le médecin.
Vous pouvez même consulter votre obstétricien/gynécologue pour faire un point au niveau émotionnel, afin de recevoir de l’aide pour s’adapter à être une nouvelle maman. Si vous avez eu une césarienne, assurez-vous de prendre rendez-vous pour enlever vos points de suture, car les laisser trop longtemps peut aggraver les cicatrices. Et bien sûr, faites savoir à votre médecin si vous avez des symptômes qui vous préoccupent, comme de la fièvre, une douleur ou de la sensibilité autour d’une incision.

- Pour soulager la fatigue et combattre la constipation, mangez bien et sainement. Tout comme vous l’avez fait pendant la grossesse, visez à manger cinq petits repas tout au long de la journée au lieu de trois plus grands. Mangez une combinaison de glucides complexes et de protéines pour l’énergie, ainsi que beaucoup de fibres (fruits, légumes, riz, pain, pâtes, lentilles, farine, avoine…). Pour plus de précisions à ce sujet, cliquez ici. Buvez au moins environ huit verres d’eau chaque jour. Et essayez d’éviter l’alcool et la caféine. Ces derniers peuvent affecter votre humeur et vous empêcher de dormir (ce qui est déjà difficile avec un nouveau-né à la maison !)

Malgré tous ces possibles symptômes, il ne faut cependant pas s’alarmer. Beaucoup de femmes ne présentent pas de problèmes particuliers. Par exemple, @Capucine_cine nous parle de son post-partum qui s’est déroulé plutôt bien à ce niveau-là.

Je pense que ma période post-partum a été facilitée car j’ai eu un accouchement par voie basse qui s’est déroulé à merveille, sans douleurs, sans complications aucunes, sans chirurgie. Du coup, je n’avais aucune difficulté à me mouvoir et j’étais bien dans mon corps. L’allaitement s’est aussi très vite et très facilement mis en place donc pas de stress au niveau de la prise de poids de bébé.“

2. L’organisation après l’accouchement.

Après l’accouchement, les journées s’enchaînent. Le temps passe vite, et entre les pleurs de bébé, l’allaitement si vous le pratiquez, la fatigue et compagnie, difficile de s’y retrouver ! Voici nos précieux conseils en ce temps de « crise ».

- Préparez l'après accouchement AVANT d’accoucher.
Gagnez du temps, gagnez en sérénité. Il vous faudra par exemple acheter les articles nécessaires à votre bébé et aussi organiser sa chambre pendant votre grossesse de telle sorte qu’à votre retour d’accouchement, tout soit prêt : la décoration de la chambre, les bodies, pyjamas, les couches....

“La situation était un peu « spéciale » pour nous”. Nous explique Capucine. “(...) notre maison était encore en travaux au moment de la naissance de notre fille, donc pour plus de confort (et de propreté) nous avons emménagé dans la maison des grands parents de mon compagnon (ils étaient en vacances à l’étranger pour une longue période). Nous nous y sommes installés 10 jours avant la naissance de Victoria et nous y sommes restés les 15 premiers jours de sa vie. Nous étions installés confortablement et avions amené tout le matériel nécessaire (table à langer pliante, berceau cododo, transat, petite baignoire…). Ensuite notre maison a été prête à nous accueillir dans de bonnes conditions donc nous y avons emménagé.”

Au niveau de l’alimentation, il est préférable de remplir le congélateur avant votre accouchement avec des plats tout prêts (soit achetés en magasin, soit préparés par vous-même). Même si cela semble être un détail, croyez moi, vous serez sûrement heureuse de ne pas avoir à penser au menu tous les jours ! “Nous avions anticipé en préparant pas mal de repas avant l’accouchement et en les surgelant (couscous, bolognaise, blanquette, ratatouille…) très pratique !”  Continue Capucine.

- Faites vous aider par votre famille, ou vos amis de confiance.
Même si pour certaines familles cela va de soi, profitez du congé paternité autant que vous le pouvez. En plus de permettre au papa de profiter pleinement de son bébé tout récemment né, cela lui laissera la possibilité de vous aider dans les tâches, et donc alléger votre emploi du temps de nouvelle maman. Il pourra ainsi aller faire quelques courses, s’occuper du ménage, ou même gérer les frères et soeurs s’il y en a. Si votre compagnon ne peut pas se libérer, ne négligez pas votre famille. Dans la plupart des cas, votre maman, papa, frères et soeurs ou ami(e)s se feront un plaisir de venir vous prêter main forte en vous apportant par exemple des petits plats, quelques courses, ou bien même tout simplement de venir s’occuper et profiter du nouveau-né. Cela pourra vous permettre de prendre un peu de temps pour vous. Ne vous surchargez pas en visites, vous pouvez par exemple limiter à une par jour au début pour vous laisser le temps de souffler et de vous organiser.

@Capucine_cine nous parle de son expérience à ce propos. “J’ai de la chance d’avoir un compagnon très impliqué auprès de notre fille, il m’a beaucoup aidée dans ce nouveau rôle que nous découvrions ensemble et était très volontaire pour s’occuper de notre bébé (il donnait les bains, changeait le bébé la nuit pour que je me repose davantage etc…)

Par contre, étant chef d’entreprise, il n’a pas pris de congé paternité et s’absentait donc plusieurs heures par jour pour aller travailler et également superviser la fin des travaux de notre maison. J’étais donc seule la plupart du temps en journée et j’avais beaucoup de mal à me dégager un peu de temps. Il n’était pas rare qu’à 15 h je réalise que j’étais toujours en pyjama, les dents pas brossées, les cheveux en bataille et seulement un café dans l’estomac. Cela m’a valu quelques larmes, car je me suis sentie un peu dépassée par moments. Voir la vaisselle s’accumuler dans l’évier, le linge sale traîner dans la salle de bain, la poubelle à couches qui déborde ça peut faire un peu paniquer la fille organisée que je suis…! Pourtant, ce n’était pas faute d’avoir lu des tas d’articles qui disaient presque tous la même chose : « le 1er mois on fusionne avec bébé, on délègue, on ne soucie pas des tâches ménagères, on se repose, on fait la sieste avec bébé, on ne stresse pas, on demande de l’aide si besoin...

Ma fille avait un besoin très fort d’être au sein et par conséquent elle tétait très souvent. Au bout de 10 jours je commençais à être plus sensible et avoir des douleurs à la poitrine, alors mon compagnon est allé à la pharmacie chercher un tire-lait. Il a ainsi pu prendre le relais et donner un ou deux biberons durant la journée (et moi, j’ai pu prendre une douche de plus de 10 minutes en toute tranquillité) ! Ma soeur m’amenait régulièrement des produits d’hygiène (pour moi, pour laver et changer bébé, des couches etc…) Je lui passais commande et quelques heures après elle était là avec tout ce dont j’avais besoin. Elle a été d’un grand soutient également, on a beaucoup discuté sur les doutes que j’avais, la façon de faire, d’appréhender les choses… Elle restait avec moi et le bébé des après-midi entières. C’était très réconfortant. Ma Belle Mère nous apportait très souvent de bons petits plats qui nous ont régals et beaucoup soulagés, car cela s’avère être assez difficile de cuisiner un bon repas avec un bébé dans les bras… Elle passait également voir si j’avais besoin de quoi que ce soit et répondait à mes questions de « jeune maman » lorsque j’avais des doutes.”

- Optimisez vos cadeaux de naissance !
On se demande souvent quoi demander en cadeau de naissance. Et bien nous avons la solution. Pourquoi ne pas demander des heures de ménage ou une garde de nuit ? Vous verrez que ce type de cadeau est bien plus utile qu’on ne le pense. Cela peut vous permettre de dormir un peu plus de temps, de réduire votre stress, et même d’éviter quelques petites crises de larmes dues à la fatigue.

- Pour un accompagnement post-accouchement…

Une sage-femme libérale : quelques séances en post-natal sont remboursées par l'Assurance Maladie. Ce suivi par une sage-femme à domicile permet ainsi de répondre aux questions que vous vous posez : épisiotomie, allaitement, contraception, baby blues, troubles urinaires... L'occasion de faire le point après la naissance de bébé et de lui demander de l'aide en cas de besoin. Elle pourra notamment vous aider à donner le bain au début, ou à vérifier les soins du cordon ombilical les premiers jours.

La PMI : Les centres de Protection Maternelle et Infantile sont des services de santé publique où on peut se rendre pendant la grossesse et jusqu'aux 6 ans de notre enfant pour recevoir conseils et soins médicaux.

Un pédiatre, aussi compétent pour répondre aux questions sur les comportements de bébé

Le fil Allo Parents bébé : un numéro vert mis en place par Enfance et Partage, que vous pouvez appeler de façon gratuite et anonyme pour toute question relative à votre bébé.

- Prenez soin de vous, et dormez dès que possible.
La plupart des mamans réalisent quelques tâches ménagères pendant que bébé dort. Pour nous, la meilleure attitude à adopter, c’est de dormir en même temps que bébé. Saisir cette occasion pour se reposer, et ainsi être en pleine forme pendant que ce dernier est réveillé. Il est bien connu que la micro-sieste est très bénéfique. Elle améliore l'apprentissage, la mémoire, réduit le stress, stimule l’humeur, aide à augmenter la productivité et contribue même à réduire le risque de maladie cardiaque. 20 à 30 minutes quotidiennes suffisent !

Dernière petite chose à savoir : Le baby-blues et la dépression post-partum.

- Le baby-blues : les sautes d’humeur après la naissance d’un bébé ne sont pas rares. Bien que le « baby-blues » soit la forme la moins grave de dépression post-partum, il est important de ne pas ignorer les changements qui se produisent dans votre corps. Beaucoup de femmes culpabilisent de se sentir mal après un tel événement et donc n’en parlent pas. Mais parler de ces émotions, de ces changements et de ces défis est l’une des meilleures façons de composer avec le « baby-blues ». Environ 70 à 80 % de toutes les nouvelles mères éprouvent des sentiments négatifs ou des sautes d’humeur après la naissance de leur enfant. Souvent, les symptômes du baby-blues se manifestent avec force dans les quatre à cinq jours suivant la naissance du bébé, bien que, selon la façon dont la naissance du bébé s’est déroulée, ils peuvent être perceptibles plus tôt.

Les symptômes du baby-blues comprennent des pleurs sans raison apparente, de l’impatience, de l’irritabilité, de l’agitation, anxiété, fatigue, insomnie (même lorsque le bébé dort), de la tristesse, des changements d’humeur, une faible concentration.

La cause exacte du « baby-blues » est inconnue. On pense qu’il est lié aux changements hormonaux qui se produisent pendant la grossesse et de nouveau après la naissance d’un bébé. Ces changements hormonaux peuvent produire des changements chimiques dans le cerveau qui entraînent une dépression. De plus, le degré d’adaptation qui survient après la naissance d’un bébé, ainsi que les troubles du sommeil, la perturbation de la « routine » et les émotions liées à l’accouchement peuvent tous contribuer à la façon dont une nouvelle maman se sent. Les symptômes du « baby-blues » se manifestent normalement pendant quelques minutes ou quelques heures chaque jour. Ces symptômes devraient diminuer et disparaître dans les quatorze jours suivant l’accouchement.

- La dépression post-partum : certaines nouvelles mamans éprouvent une forme plus grave et plus durable de dépression que le baby-blues. Elle est connue sous le nom de dépression post-partum. Rarement, un trouble de l’humeur extrême appelé psychose post-partum peut également se développer après l’accouchement. La dépression post-partum n’est pas un défaut de caractère ou une faiblesse. Parfois, c’est simplement une complication de l’accouchement. Si vous souffrez de dépression post-partum, un traitement rapide peut vous aider à gérer vos symptômes et à tisser des liens avec votre bébé.

La dépression post-partum peut être confondue avec le baby-blues au début - mais les signes et symptômes sont plus intenses et durent plus longtemps. Ils peuvent éventuellement interférer avec votre capacité à prendre soin de votre bébé et à gérer d’autres tâches quotidiennes. Les symptômes se manifestent habituellement dans les premières semaines après l’accouchement, mais peuvent survenir plus tôt pendant la grossesse ou plus tard, jusqu’à un an après la naissance.

Les signes et symptômes de dépression post-partum peuvent inclure beaucoup de symptômes :

- Humeur dépressive ou changements d’humeur graves

- Pleurs excessifs

- Difficulté à nouer des liens avec votre bébé

- Isolement (de la famille/amis)

- Perte d’appétit / augmentation excessive de l’appétit

- Incapacité de dormir (insomnie) / sommeil excessif (fatigue accablante)

- Perte d’énergie

- Réduction de l’intérêt et du plaisir pour les activités que vous aimiez

- Irritabilité, colères intenses

- Peur de ne pas être une bonne mère

- Désespoir, sentiments d’inutilité, de honte, ou de culpabilité

- Capacité réduite de se concentrer ou de prendre des décisions

- Agitation

- Anxiété grave

- Crises de panique

- Pensées de nuire à vous-même ou à votre bébé

- Pensées récurrentes de mort ou de suicide.

Non traitée, la dépression post-partum peut durer plusieurs mois voire plus. Cependant, pas d’inquiétude, les cas de dépression post-partum restent peu fréquents. Les études rapportent que la dépression post-partum (dépression majeure) touche environ 7 % des mères au cours des trois premiers mois suivant l'accouchement. Elle peut toutefois affecter jusqu'à 19 % des femmes dans le cas d'une dépression légère. Si ce n’est pas forcément de la dépression, quelques moments du post partum peuvent parfois être difficiles. @Capucine_cine nous explique ce qui a été le plus pénible pour elle.

“Je pense que le plus « compliqué » pour nous a été de ne pas être dans notre maison, bien que nous étions très bien installés. Nous avions moins nos marques, je n’avais pas toutes mes affaires à portée de main, pas tous mes ustensiles de cuisine, pas forcément d’endroit où ranger toutes les affaires du bébé etc… Rien de grave ni de très important mais être dans son propre petit cocon est, je pense, plus agréable. Et puis, au bout de 15 jours il a fallu tout re déménager et s’installer à nouveau, ce ne fut pas une partie de plaisir car j’étais assez fatiguée par les nuits entrecoupées et Victoria était un bébé avec des besoins intenses (bébé angoissé et stressé, besoin d’être portée en permanence, tétées très rapprochées…)
Ce qui a été le plus difficile sur le plan psychologique, c’est de ne pas avoir ma Maman auprès de moi. Elle est décédée d’un cancer durant ma grossesse et j’aurais aimé avoir ses conseils, sa présence, son soutien, on a tous besoin de sa Maman dans ces moments là. 
Mais d’une façon générale je pense avoir eu beaucoup de chance, j’ai été très bien entourée et conseillée, je ne me suis jamais sentie démunie face à ma fille ni désemparée et cela en grande partie grâce à mon compagnon et mes proches (amis/famille) que je remercie énormément. Et en plus, je renouvelle l’aventure, je suis actuellement enceinte de 5 mois :)”

Nous lui souhaitons beaucoup de bonheur !


Pour mieux appréhender votre accouchement, n'hésitez pas à faire un tour sur notre précédent article, il vous aidera à prendre les meilleures décisions possibles.

Merci pour votre attention. 

Louise 


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